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Structure
  1. En raccourci
  2. Origine insulaire et contexte historique
    1. Rhodes et la culture hellénistique
    2. Déclin du Lycée et dispersion des manuscrits
  3. De Rome à Athènes : un parcours philologique
    1. Sylla et le transfert de la bibliothèque
    2. Andronicos et l’acquisition des manuscrits
  4. L’œuvre éditoriale : organiser le corpus
    1. Méthode philologique alexandrine
    2. Création de la Métaphysique
    3. Catalogues et vies philosophiques
    4. Questions d’authenticité
  5. Production philosophique personnelle
    1. Commentaire sur les Catégories
    2. Sur la division et transmission médiévale
    3. De passionibus : traité sur les passions
  6. Impact et postérité
    1. Un Aristote systématique
    2. Renaissance du péripatétisme
    3. Transmission arabe et médiévale
  7. Figure controversée de l’histoire philosophique
    1. Débats historiographiques
    2. Ambiguïté du legs
  8. Héritage d’une pratique philologique
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Représentation imaginaire d'Andronicos de Rhodes, philosophe péripatéticien et éditeur d'Aristote. Cette image est fictive et ne représente pas le personnage historique réel.
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Andronicos de Rhodes (Iᵉʳ siècle av. J.-C.) : l’éditeur du corpus aristotélicien

  • 06/11/2025
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INFOS-CLÉS

OrigineRhodes, Grèce
Importance★★★★
CourantsAristotélisme, école péripatéticienne
Thèmesédition critique, corpus aristotélicien, métaphysique, philologie alexandrine

Figure énigmatique du Iᵉʳ siècle av. J.-C., Andronicos de Rhodes demeure l’artisan de la transmission du corpus aristotélicien qui façonne encore aujourd’hui notre lecture du Stagirite.

En raccourci

Natif de l’île de Rhodes, Andronicos exerce ses fonctions de scholarque – dernier directeur du Lycée d’Athènes – vers le milieu du Iᵉʳ siècle av. J.-C., probablement entre 58 et 47 av. J.-C.

Dans un contexte marqué par le déclin de l’école péripatéticienne et la dispersion des manuscrits aristotéliciens, il acquiert les copies des œuvres d’Aristote et de Théophraste auprès du grammairien Tyrannion, qui les tenait lui-même de la bibliothèque saisie par Sylla à Athènes.

Formé aux méthodes rigoureuses de la philologie alexandrine, Andronicos entreprend un travail éditorial considérable : il classe les traités par ordre de matière, réunit en ouvrages uniques des leçons dispersées, dresse des catalogues accompagnés d’index, et compose des biographies d’Aristote et de Théophraste.

Son organisation du corpus – qui place les livres de philosophie première après la Physique, donnant naissance au terme « Métaphysique » – crée un Aristote systématique qui influencera toute la tradition philosophique ultérieure.

Bien que certains historiens contemporains contestent l’ampleur de sa contribution ou suggèrent qu’il aurait lui-même forgé la légende d’une redécouverte, son rôle dans la structuration de notre accès aux textes aristotéliciens demeure indiscutable.

Origine insulaire et contexte historique

Rhodes et la culture hellénistique

Andronicos naît à Rhodes, grande île du Dodécanèse qui constitue au Iᵉʳ siècle av. J.-C. un centre intellectuel majeur du monde hellénistique. Célèbre pour son école de rhétorique où Cicéron lui-même vint parfaire sa formation, Rhodes attire savants et philosophes désireux de bénéficier de sa réputation d’excellence académique et de sa relative stabilité politique face aux turbulences qui agitent la Méditerranée orientale.

Les dates de naissance et de mort d’Andronicos demeurent inconnues. Les sources situent son activité principale vers 60 av. J.-C., période durant laquelle il occupe les fonctions de scholarque du Lycée à Athènes. Cette chronologie le place dans un contexte marqué par l’expansion romaine en Orient et la transformation profonde des structures intellectuelles grecques.

Déclin du Lycée et dispersion des manuscrits

Pour comprendre l’œuvre d’Andronicos, il faut saisir la situation dramatique dans laquelle se trouve l’héritage aristotélicien au Iᵉʳ siècle av. J.-C. Après la mort de Théophraste en 288 av. J.-C., le Lycée connaît un déclin progressif. Les grands systèmes hellénistiques – stoïcisme et épicurisme – captent l’attention du public cultivé, tandis que l’école péripatéticienne s’épuise en compilations sans souffle créateur.

Strabon rapporte une histoire devenue légendaire. Théophraste légua sa bibliothèque – qui comprenait les œuvres d’Aristote – à son disciple Nélée de Scepsis. Les descendants de ce dernier, craignant la convoitise des rois de Pergame avides de manuscrits pour leur bibliothèque, cachèrent les précieux rouleaux dans une cave. Humidité et vermine endommagèrent gravement les textes pendant près de deux siècles d’oubli relatif.

Vers 100 av. J.-C., Apellicon de Téos, riche bibliophile athénien, racheta ces manuscrits aux héritiers de Nélée. Davantage collectionneur que philologue, Apellicon entreprit de restaurer les passages endommagés. Strabon porte sur ce travail un jugement sévère : « Voulant restituer ce qui avait été rongé, il transcrivit les livres en comblant maladroitement les lacunes, et les publia remplis de fautes. »

De Rome à Athènes : un parcours philologique

Sylla et le transfert de la bibliothèque

En 87 av. J.-C., le général romain Sylla assiège et prend Athènes. Parmi les butins de guerre figure la bibliothèque d’Apellicon. Plutarque relate cet épisode dans sa Vie de Sylla : les manuscrits aristotéliciens sont transportés à Rome, où ils deviennent accessibles aux savants romains fascinés par la culture grecque.

La bibliothèque échoit au grammairien Tyrannion d’Amisos, prisonnier de guerre affranchi devenu l’ami de Cicéron et d’Atticus. Formé à Rhodes auprès de Denys le Grammairien, Tyrannion possède les compétences philologiques nécessaires pour traiter ces textes complexes. Il entreprend de les copier et d’en organiser une première diffusion, soudoyant le bibliothécaire pour accéder aux manuscrits originaux.

Toutefois, les copies établies par Tyrannion ne résolvent pas tous les problèmes. Strabon note que « les libraires se servirent souvent de copies fautives qu’ils ne collationnaient pas » – pratique courante dans le commerce du livre antique, où la rapidité de production primait sur l’exactitude philologique.

Andronicos et l’acquisition des manuscrits

C’est dans ce contexte qu’intervient Andronicos de Rhodes. Occupant les fonctions de scholarque du Lycée vers 58 av. J.-C. – onzième et dernier titulaire d’une charge qui n’a plus guère de prestige –, il acquiert auprès de Tyrannion les copies des œuvres d’Aristote et de Théophraste. Cette transaction marque un tournant décisif dans l’histoire de la philosophie.

Certains historiens contemporains, suivant Jonathan Barnes et Jacques Brunschwig, remettent en question le récit traditionnel d’une longue occultation des textes aristotéliciens. Les écoles philosophiques hellénistiques – mégariques, épicuriens, stoïciens – manifestent une connaissance des œuvres « ésotériques » d’Aristote qui suppose leur circulation avant l’édition d’Andronicos. Paul Moraux suggère que le Rhodien aurait lui-même contribué à forger la légende d’une redécouverte miraculeuse pour souligner le caractère inédit de son travail éditorial.

Qu’il s’agisse d’une véritable redécouverte ou d’une réorganisation d’un matériau déjà partiellement accessible, l’entreprise d’Andronicos transforme radicalement les conditions d’accès à la pensée aristotélicienne.

L’œuvre éditoriale : organiser le corpus

Méthode philologique alexandrine

Andronicos applique aux textes d’Aristote les techniques de la philologie alexandrine, développées par les érudits de la Bibliothèque d’Alexandrie pour établir les textes d’Homère et des poètes classiques. Cette méthode rigoureuse implique la collation de différentes copies, la correction des fautes, l’identification des interpolations, et l’établissement de critères d’authenticité.

Porphyre, dans sa Vie de Plotin, compare explicitement le travail d’Andronicos à celui d’Apollodore sur les comédies d’Épicharme : « Andronicos le péripatéticien classa par ordre de matière les livres d’Aristote et de Théophraste, en réunissant en un tout les traités partiels sur un même sujet. »

Cette organisation thématique constitue l’innovation majeure d’Andronicos. Plutôt que de suivre un ordre chronologique ou de respecter la dispersion originelle des textes, il regroupe les traités selon leur objet d’étude. Cette systématisation impose une lecture particulière du corpus aristotélicien, privilégiant la cohérence doctrinale sur la genèse historique de la pensée.

Création de la Métaphysique

L’intervention la plus célèbre d’Andronicos concerne l’assemblage de quatorze livres distincts sous le titre de Métaphysique. Aristote n’emploie jamais ce terme, préférant l’expression « philosophie première » pour désigner la science des causes premières et des premiers principes.

Le terme apparaît pour la première fois chez Nicolas de Damas, commentateur postérieur à Andronicos, dans son Theoria tou Aristotelous meta ta physika – « Théorie d’Aristote [concernant ce qui vient] après la physique ». La tradition attribue généralement l’invention du titre à Andronicos lui-même, qui aurait simplement indiqué par cette formule l’emplacement matériel de ces livres dans son édition : après (meta) les traités de physique (ta physika).

Toutefois, un fragment de Théophraste sur la philosophie première emploie déjà l’expression meta ta physika, suggérant que le terme pourrait remonter à un disciple immédiat d’Aristote. Diogène Laërce ne mentionne pas la Métaphysique dans son catalogue des œuvres aristotéliciennes, et Cicéron, pourtant grand admirateur d’Aristote, n’en parle jamais – silence troublant qui alimente les doutes sur l’antiquité de ce regroupement.

Catalogues et vies philosophiques

Outre l’édition des textes, Andronicos compose des catalogues (pinakes) des œuvres d’Aristote et de Théophraste, accompagnés d’index détaillés. Ces instruments de travail facilitent considérablement l’accès à un corpus imposant et complexe. Le cinquième livre de son ouvrage sur Aristote contenait une table complète des écrits.

Andronicos place la logique en tête de son catalogue, intégrant les Catégories juste avant les Topiques. Il tente également de déterminer la composition et l’ordre interne de chaque œuvre particulière – travail délicat compte tenu de l’état fragmentaire de nombreux textes. Ainsi réunit-il probablement les trois derniers livres de la Physique aux cinq premiers pour former l’ouvrage que nous connaissons.

Il rédige également des biographies d’Aristote et de Théophraste, où figurent leurs testaments et, pour Aristote, sa correspondance avec Alexandre le Grand. Ces vies philosophiques s’inscrivent dans une tradition péri­patéticienne de célébration des maîtres de l’école.

Questions d’authenticité

Le travail critique d’Andronicos l’amène à se prononcer sur l’authenticité de certains textes. Il signale l’existence de deux versions des Catégories et considère comme apocryphe l’appendice de cet ouvrage. Plus controversé, il juge également inauthentique le De l’interprétation, s’appuyant sur une citation qu’il estime inexacte du Traité de l’Âme.

Ce dernier exemple révèle les limites de sa méthode : l’argumentation repose sur un critère purement stylistique et doctrinal, sans véritable fondement philologique solide. Les commentateurs ultérieurs ne suivront pas Andronicos sur ce point, considérant le De l’interprétation comme authentiquement aristotélicien.

Production philosophique personnelle

Commentaire sur les Catégories

Au-delà de son travail éditorial, Andronicos produit une œuvre philosophique propre, aujourd’hui largement perdue. Simplicius de Cilicie, commentateur néoplatonicien du VIᵉ siècle, cite abondamment le commentaire d’Andronicos sur les Catégories d’Aristote. Ce texte, qui ne nous est parvenu que par ces citations, témoigne d’une lecture technique et approfondie de la logique aristotélicienne.

Les fragments conservés révèlent un esprit systématique, soucieux de clarifier les articulations conceptuelles du texte aristotélicien et d’en résoudre les obscurités. Andronicos s’inscrit ainsi dans la tradition des commentateurs péripatéticiens qui considèrent leur tâche comme un approfondissement et une explicitation de la pensée du maître.

Sur la division et transmission médiévale

Andronicos rédige un traité Sur la division, consacré à cette méthode logique d’origine platonicienne que les péripatéticiens ont intégrée à leur arsenal dialectique. L’ouvrage est perdu, mais Boèce, philosophe romain du VIᵉ siècle, le cite comme source principale de son propre De Divisione.

Cette transmission indirecte assure au travail d’Andronicos une influence sur la logique médiévale latine, même si les scolastiques ignorent généralement l’identité de leur source lointaine. La méthode de division, qui consiste à partitionner un genre en espèces selon des différences spécifiques, joue un rôle important dans la construction des classifications scientifiques et des arbres conceptuels.

De passionibus : traité sur les passions

On attribue également à Andronicos un traité Sur les passions (De passionibus en latin, Peri pathôn en grec), édité en 1977 par Anne Gilbert-Thirry. L’authenticité de cette attribution demeure sujette à débat, certains philologues considérant qu’il s’agit d’un pseudo-Andronicos.

Le texte traite de la nature des passions de l’âme, thème classique de la psychologie péripatéticienne. Galien cite l’ouvrage dans son traité L’âme et ses passions, indiquant qu’il circulait sous le nom d’Andronicos dans l’Antiquité tardive. Le traité s’inscrit dans les débats entre péripatéticiens et stoïciens sur le rôle des émotions dans la vie morale et sur la possibilité de leur maîtrise rationnelle.

Impact et postérité

Un Aristote systématique

L’organisation du corpus aristotélicien par Andronicos impose une lecture systématique qui marque durablement la réception d’Aristote. Les commentateurs ultérieurs – Alexandre d’Aphrodise, Thémistius, Simplicius – travaillent sur les textes tels qu’Andronicos les a agencés. Cette structure éditoriale suggère une architecture philosophique cohérente où chaque traité occupe une place déterminée dans un ensemble logiquement ordonné.

Les divisions établies par Andronicos – logique, philosophie théorétique (physique, mathématiques, métaphysique), philosophie pratique (éthique, politique), philosophie poétique (rhétorique, poétique) – structurent encore aujourd’hui les éditions modernes du corpus. Pierre Aubenque souligne que nous lisons ainsi « un Aristote systématique qui ne correspond pas à la vraie figure d’Aristote, le pédagogue, l’inventeur de méthodes et de problèmes ».

Renaissance du péripatétisme

Bien que scholarque d’un Lycée déclinant, Andronicos contribue paradoxalement à la renaissance de l’aristotélisme au Iᵉʳ siècle av. J.-C. Son édition rend accessibles des textes techniques qui avaient été éclipsés par les œuvres de jeunesse d’Aristote – les dialogues exotériques, aujourd’hui perdus, que Cicéron admirait pour leur « fleuve d’or » stylistique.

Cette nouvelle disponibilité des traités ésotériques suscite l’émergence d’une tradition de commentaires savants. Nicolas de Damas, Xénarque de Séleucie, puis Alexandre d’Aphrodise développent une exégèse technique qui fera du péripatétisme une force intellectuelle majeure dans l’Antiquité tardive.

Transmission arabe et médiévale

Les catalogues d’Andronicos, probablement intégrés sous forme abrégée dans l’ouvrage biographique d’un certain Ptolémée, traversent les siècles par une voie détournée. Traduits en syriaque, ils pénètrent le monde arabe où les recensions d’Ibn al-Qifti (XIIᵉ-XIIIᵉ siècles) et d’Ibn Abi Usaybi’a (XIIIᵉ siècle) conservent des traces de son organisation du corpus.

Cette transmission assure la pérennité de la structure andronicienne à travers les révolutions culturelles de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge. Lorsqu’au XIIᵉ siècle les œuvres d’Aristote commencent à être traduites en latin, c’est dans l’ordre établi par Andronicos qu’elles parviennent aux universités médiévales.

Figure controversée de l’histoire philosophique

Débats historiographiques

L’appréciation du rôle d’Andronicos divise les historiens de la philosophie. La tradition, représentée par Eduard Zeller au XIXᵉ siècle, voit en lui le sauveur des textes aristotéliciens et l’artisan d’une redécouverte miraculeuse. Cette lecture héroïque nourrit l’image d’un érudit dévoué qui arrache à l’oubli l’œuvre du plus grand philosophe de l’Antiquité.

Les recherches contemporaines, initiées par Paul Moraux dans Der Aristotelismus bei den Griechen (1973), nuancent fortement cette vision. Les indices de connaissance des œuvres ésotériques avant Andronicos suggèrent que la légende de l’occultation prolongée relève davantage de la construction rhétorique que de la réalité historique. Andronicos aurait ainsi exagéré l’ampleur de sa contribution pour valoriser son travail éditorial.

Cette réévaluation n’enlève rien à l’importance de son œuvre : qu’il ait « redécouvert » ou simplement réorganisé le corpus, Andronicos demeure l’architecte de notre accès moderne à Aristote. La systématisation qu’il impose, avec ses avantages et ses distorsions, façonne encore la manière dont nous lisons le Stagirite.

Ambiguïté du legs

Andronicos incarne ainsi une figure ambiguë : médiateur indispensable qui rend possible la transmission d’une pensée, mais aussi interprète dont les choix éditoriaux orientent durablement la compréhension du texte. En réunissant des leçons dispersées en traités cohérents, en les ordonnant selon un plan systématique, en créant des titres qui suggèrent une unité doctrinale, il produit un Aristote qui n’est plus tout à fait celui du IVᵉ siècle av. J.-C.

Cette tension entre fidélité et transformation traverse toute l’histoire de la transmission textuelle. Les éditeurs ne sont jamais de simples copistes : leurs décisions – découpage des textes, établissement des variantes, organisation du matériau – conditionnent les possibilités d’interprétation offertes aux lecteurs futurs.

Héritage d’une pratique philologique

Au-delà de son œuvre propre, Andronicos de Rhodes lègue à la postérité une méthode de travail sur les textes philosophiques. L’application des techniques alexandrines à la philosophie péripatéticienne établit un modèle pour les commentateurs ultérieurs : collation des manuscrits, établissement d’éditions critiques, composition de catalogues et d’index, rédaction de vies philosophiques.

Cette pratique philologique, qui conjugue rigueur textuelle et interprétation doctrinale, caractérise l’érudition antique et médiévale. Elle trouve son aboutissement chez les grands commentateurs néoplatoniciens – Porphyre, Jamblique, Simplicius – qui considèrent l’exégèse des textes classiques comme voie d’accès à la vérité philosophique.

Si la personnalité d’Andronicos nous échappe largement, si sa biographie se réduit à quelques dates incertaines et à la mention de fonctions officielles, son influence sur l’histoire de la philosophie demeure considérable. Par son travail patient d’organisation et de transmission, ce scholarque d’un Lycée moribond assure la survie de l’aristotélisme et conditionne pour deux millénaires notre lecture d’Aristote.

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