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Structure
  1. Le mirage de l’esprit
  2. L’argument de l’émergence
  3. L’absence de finalité de l’IA
  4. Le péril de l’hyper-artificialité
  5. La connaissance augmentée
  6. L’IA, servante ou souveraine ?
  7. Les voies de l’émancipation
  8. Un monde hybride
    1. Pour aller plus loin
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L’IA, serviteur ou souverain ?

  • 12/11/2025
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L’émergence des intelligences artificielles (IA) génératives a provoqué un séisme intellectuel et culturel dont les conséquences ne sont pas encore comprises. Avec des modèles capables de produire des textes d’une cohérence remarquable, des images de grande qualité et des raisonnements d’une logique apparente, les IA nous confrontent à une question fondamentale : les contenus qu’elles génèrent sont-ils le fruit d’une pensée véritable, ou seulement l’illusion sophistiquée d’une pensée ?

Cette interrogation n’est pas une simple spéculation métaphysique. Elle engage l’avenir de notre rapport au savoir, à la créativité et à nous-mêmes. En transformant radicalement notre écosystème informationnel, l’IA nous conduit-elle vers une élévation de la connaissance humaine ou, au contraire, vers un asservissement à des outils artificiels et déshumanisants ?

Pour le dire autrement, l’IA est-elle le nouveau Prométhée qui nous offre le feu de la connaissance augmentée, ou un nouvel Apprenti Sorcier dont nous avons déjà perdu le contrôle sans le savoir ?

Le mirage de l’esprit

Au cœur du débat se trouve la nature même de ce que nous appelons « penser ». La pensée humaine est un phénomène complexe, tissé de conscience, d’intentionnalité, d’émotions, d’expériences vécues et d’une compréhension du monde qui dépasse la simple manipulation de symboles. Elle est incarnée, située dans un corps et un contexte. De son côté, que fait l’IA lorsqu’elle génère un contenu ?

Les modèles de langage massifs comme ChatGPT, Claude ou Gemini et le chinois DeepSeek sont des systèmes statistiques monumentaux, entraînés sur des quantités astronomiques de données textuelles. Leur « raisonnement » consiste essentiellement à prédire, de manière probabiliste, le prochain mot le plus plausible dans une séquence donnée. C’est une opération de corrélation, non de compréhension.

En voici un exemple, avec ce « prompt » (un ordre) donné à ChatGPT : « écris un poème en 4 lignes sur la mélancolie de l’automne. cela ne doit pas être une copie d’un poème existant. La structure du poème doit répondre exactement aux règles de cet art.« 

L’automne tend son voile fin,
Les jours pâlissent, l’âme lente ;
La brume étend le matin,
Et je me tais, pluie battante.

ChatGPT 5 Thinking

Le résultat n’est pas d’un très haut niveau poétique, en particulier si on le compare au célèbre poème de Verlaine : « « Les sanglots longs – Des violons… » ou au sonnet 73 de Shakespeare « Quand les feuilles jaunes, ou aucune ou si peu, tremblent encore sur les branches... »

Lorsqu’une IA écrit un poème sur la mélancolie de l’automne, elle ne ressent rien. Elle n’a jamais vu les feuilles jaunir, ni éprouvé la nostalgie d’un souvenir. Elle a simplement identifié, dans son immense base d’entraînement, que les mots « brume », pluie », « jour », « âme » et « voile » présentent une forte corrélation statistique avec le thème « mélancolie automnale ». Le résultat peut être esthétiquement plus ou moins réussi et émouvant pour un lecteur humain, mais il est le produit d’un calcul, non d’une émotion. C’est une simulation de l’expressivité, une pantomime du sens.

John Searle, avec son expérience de pensée de la « Chambre chinoise », nous met en garde depuis des décennies : exécuter un programme qui manipule des symboles selon des règles syntaxiques précises ne suffit pas à produire du sens. L’occupant de la chambre peut créer correctement des phrases en chinois parfaites sans pour autant comprendre un mot de cette langue. L’IA est cette chambre chinoise, mais à l’échelle planétaire.

Notons au passage qu’il ne faut pas ne faut pas confondre cette image de la chambre chinoise avec le théorème du singe infini, selon lequel un singe qui tape au hasard sur un clavier d’ordinateur finira par écrire la bible, si le temps est infini. Dans ce cas, il n’existe pas de règles : c’est le hasard multiplié par le temps qui donne naissance au texte, au bout de milliards d’années. Dans le cas de la chambre chinoise, l’opérateur dispose de règles précises.

L’argument de l’émergence

Lorsqu’ils deviennent suffisamment complexes, il se peut que des systèmes voient apparaître des propriétés nouvelles et imprévisibles qui ne sont pas présentes dans leurs composants individuels. Les exemples de ce principe abondent : lorsque des milliers d’oiseaux volent ensemble, le ballet aérien qui en résulte présente des caractéristiques qui sont absentes chez les groupes d’oiseaux de faible densité. De même, chez certaines bactéries se produit ce qu’on appelle le « Quorum Sensing » : au-delà d’une densité, un gène collectif s’active et déclenche une caractéristique comme la bioluminescence, ou augmente la virulence. De ce point de vue, la conscience humaine elle-même pourrait être une propriété émergente de la complexité neuronale.

Les réponses des IA sont parfois si contextuelles, si créatives en apparence, qu’elles semblent franchir la barrière de la simple statistique. Lorsque l’IA créé une image qui nous paraît digne d’un artisteou qu’elle fait un rapprochement métaphorique inattendu, ne sommes-nous pas témoins des prémisses d’une forme de pensée nouvelle, différente de la nôtre, mais réelle ? Et si la « pensée » n’était pas réservée à la biologie, mais qu’elle était simplement une fonction qui peut émerger de toute architecture suffisamment complexe pour traiter l’information ?

Cette position, défendue par certains penseurs transhumanistes, risque de nous faire attribuer une intériorité à une machine qui n’en a pas. C’est un biais anthropomorphique qui pourrait nous aveugler sur la véritable nature de l’IA : un outil d’une efficacité incroyable mais dépourvu de finalité propre. Par “finalité propre”, on entend des fins qui viennent de l’agent lui-même, qu’il veut, poursuit, révise et justifie de l’intérieur — pas seulement des objectifs qui lui sont imposés de l’extérieur.

L’absence de finalité de l’IA

Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Les objectifs de l’IA sont dérivés, dans le sens ou il sont définis par des humains, des données, ou des prompts. L’IA ne définit pas elle-même d’objectifs propres. Elle n’éprouve rien, ni désirs, ni quête et ne valorise rien par elle-même.

Même si elle exhibe un comportement téléologique lorsqu’elle cherche une solution, c’est une téléologie de modèle : elle suit une programmation qu’on lui a donnée.

La question n’est donc pas de savoir si l’IA « pense », car ce n’est absolument pas le cas, mais si l’illusion générée est si parfaite qu’elle en devient indiscernable de la pensée. C’est effectivement le cas : dans de nombreux tests, un opérateur humain est incapable de dire s’il dialogue avec un programme ou avec un autre humain. C’est un problème à plusieurs niveaux.

D’abord, à un niveau opérationnel. Ainsi, sur les sites de rencontre, les profils utilisateurs sont de plus en plus générés et optimisés par l’IA. Même les messages échangés par utilisateurs sont générés par intelligence artificielle, de telle sorte qu’il faudra attendre une rencontre réelle pour s’apercevoir que le séduisant érudit plein d’humour avec lequel nous échangions n’est en fait qu’un abruti inculte. Que de temps perdu, que d’espoirs déçus !

Ensuite, au niveau de notre propre liberté. Si nous ne nous informons qu’avec des contenus générés par l’IA, si nous n’apprenons plus qu’à partir de cursus générés par l’IA et surtout si nous ne pensons plus par nous-mêmes, habitués que nous sommes à poser des questions à l’IA sur n’importe quel sujet, même le plus bénin, alors notre pensée est-elle encore véritablement humaine ? Ne devenons-nous pas des marionnettes dont les fils sont tirés par une machine qui s’est nourrie du sens créé par les générations et les époques pré-IA ? Si tel est le cas, si nous sommes privés du choix, alors l’IA nous déshumanise.

Les philosophes sont unanimes sur la question. Pour Aristote : le choix ( prohairesis ) est une décision réfléchie a travers la raison qui délibère sur des fins et des moyens et la volonté qui tranche. L’humain est ainsi un animal qui délibère. Pour Saint Augustin et Thomas d’Aquin, c’est le libre arbitre de la volonté, éclairée par la raison, qui ordonne les actes. Pour Kant, la liberté, c’est l’autonomie de se donner à soi-même la loi morale. Choisir, c’est aussi pouvoir agir par devoir, non par simple désir. Pour Bergson, l’acte libre exprime la personne tout entière ; il mûrit dans la durée, plutôt que d’être un simple calcul instantané. Pour Sartre, qui considère que nous sommes « condamnés à être libres », nous choisissons toujours, même ne pas choisir.

Pourrions nous en arriver à un esclavage mental sans nous en apercevoir et échapper à la définition Sartrienne en nous écartant de notre propre humanité, devenant ainsi des sujets de l’IA ?

Vers plus de connaissance ?

C’est que limpact des générateurs de contenu IA sur notre vision du monde est déjà profond. Ils génèrent les contenus que nous lisons dans les journaux. Ils forment la pensée de nos enfants qui ne lisent plus de livres mais se contentent de résumés générés par l’IA, ils nous proposent des plannings de voyage avec restaurants, lieux à visiter et hôtels. Ils peuplent les plateformes comme Youtube de vidéos dont le contenu (le fond) et les visuels (la forme) sont issus entièrement de performances algorithmiques. Ils agissent ainsi comme des prismes à travers lesquelles nous percevons et interagissons avec l’information. Tout ceci nous rapproche-t-il du réel ?

Le péril de l’hyper-artificialité

Le risque est celui d’une bulle artificielle auto-entretenue. À mesure que le web se remplira de contenus générés par l’IA, les modèles de future génération s’entraîneront sur des données de moins en moins « humaines » et de plus en plus synthétiques. Un modèle qui apprendrait à partir de ses propres productions verrait sa qualité et sa diversité se dégrader, comme une photocopie de photocopie qui finit par s’effacer. Nous pourrions assister à une dé-sémantisation progressive du savoir, où les mots et les images, bien que syntaxiquement corrects, deviendraient des coquilles vides, déconnectées de l’expérience humaine qu’ils sont censés représenter.

Cette dérive vers l’artificiel s’accompagne d’une menace pour la singularité humaine. Si une IA peut imiter le style de Van Gogh, composer une symphonie dans l’esprit de Beethoven ou écrire un roman policier comme John Le Carré, que reste-t-il de la valeur de l’expression authentique, née de la passion d’un être conscient ? L’art, la littérature et la musique risquent d’être inondés de produits standardisés, esthétiquement plaisants mais existentiellement vides, conduisant à une forme d’appauvrissement culturel et à une dilution de notre propre identité créatrice.

La connaissance augmentée

Un scénario radicalement opposé est-il plausible ? L’IA peut-elle être envisagée comme le plus puissant outil de démocratisation et d’augmentation de la connaissance jamais créé?

Les exemples ne manquent pas. Un historien pouvant interroger un modèle entraîné sur l’intégralité des archives mondiales pour tester une hypothèse. Un médecin croisant les symptômes d’un patient avec des millions de cas similaires pour affiner son diagnostic. Un étudiant ayant accès à un tuteur personnalisé et infatigable, capable d’adapter son enseignement à son rythme et à sa façon d’apprendre.

Dans ces scénarios, l’IA est une outil d’aide cognitive, nous libérant des tâches de mémorisation et de calcul fastidieuses pour nous concentrer sur ce qui fait la spécificité de l’intelligence humaine : la critique, l’intuition, la synthèse créative et la sagesse.

Elle ne remplace pas la pensée humaine ; elle la prépare et l’alimente. En prenant en charge la partie « métier » de la recherche d’information, elle nous permet de nous élever vers des niveaux de réflexion plus abstraits et plus stratégiques.

Dans ce paradigme, l’IA ne nous éloigne pas du savoir, elle nous y plonge plus profondément et plus efficacement que jamais, transformant chaque individu en un potentiel chercheur, un créateur ou un innovateur. Mais cette vision recèle aussi une limite : il ne faut pas que l’outil devienne une prothèse.

L’IA, servante ou souveraine ?

La ligne entre l’outil qui sert et le système qui asservit est donc ténue. Le destin de l’IA — servante ou souveraine — ne dépend pas de sa technologie intrinsèque, mais de nos choix éthiques, politiques et économiques.

L’asservissement par l’IA ne ressemblera probablement pas à un scénario de science-fiction avec des robots armés. Il sera plus insidieux et ressemblera à une « servitude douce » comme le décrit le philosophe Darian Leader, une servitude fondée sur la dépendance et la délégation.

D’abord, l’atrophie cognitive. Si nous déléguons systématiquement à l’IA notre capacité à écrire, à raisonner, à créer et même à socialiser nous risquons de perdre ces compétences nous-mêmes ? Un proverbe anglais le dit bien « if you don’t use it, you lose it » ce qui signifie que si vous n’exercez pas une faculté vous la perdez. Cessez de mobiliser un muscle et il deviendra faible. Cessez d’utiliser votre mémoire et vous n’en aurez plus. Cessez de manger du gluten, et vous perdrez la capacité de générer les enzymes qui permettent de le digérer. Comme le muscle qui s’atrophie, notre esprit s’affaiblit lorsque nous utilisons systématiquement l’IA pour toutes nos décisions. La facilité offerte par l’IA nous rend intellectuellement paresseux, incapables de l’effort critique et créatif qui forge la pensée profonde.

On peut cependant reconquérir ces facultés au moyen d’un effort spécifique. Dans le passé, nos parents se dirigeaient sur les routes de France en utilisant exclusivement des cartes routières qu’il fallait savoir lire. L’avènement du GPS a rendu ce savoir inutile. Mais les cartes existent toujours, et les moyens d’apprendre à s’en servir aussi. Une éthique personnelle pourrait donc être de se forcer à savoir faire ce que l’on demande à l’IA.

Il existe aussi le problème de l’asservissement par la personnalisation. Les algorithmes qui nous recommandent du contenu, qu’il soit généré par l’IA ou simplement sélectionné par elle, sont optimisés pour l’engagement, pas pour la recherche de la vérité. Ils créent des chambres d’écho qui renforcent nos biais et nous enferment dans une vision du monde toujours plus personnalisée et donc, toujours plus étroite. Nous sommes déjà asservis par nos propres préférences, et l’IA, en les amplifiant, risque de verrouiller cette prison dorée, au lieu de nous pousser à sortir de notre zone de confort pour aller nous confronter à l’inconnu, à la nouveauté. Vous qui prenez la peine de lire cet article, n’avez-vous pas déjà observé dans les transports en commun les dizaines de « zombies » qui scrollent sans but sur leur smartphone, soumis au contenu fourni par l’algorithme d’Instagram ou de Tik-Tok dans une véritable abdication de leur autonomie intellectuelle, de leur curiosité ?

Existe également le problème de l’asservissement économique. Si la valeur économique se déplace massivement vers les systèmes d’IA, une poignée de détenteurs de ces technologies pourrait concentrer un pouvoir sans précédent, creusant les inégalités et réduisant la majorité de la population à un état de dépendance économique totale.

Les voies de l’émancipation

Pour éviter ces pièges, l’humanité doit impérativement reprendre la main. L’IA doit être conçue et régulée non pas comme un oracle, mais comme un outil critique.

Cela implique de développer une capacité à utiliser l’IA en enseignant à chacun non seulement comment utiliser ces outils, mais aussi comment en comprendre les limites, les biais et les mécanismes sous-jacents. Il s’agit d’apprendre à douter, à questionner et à vérifier ce qui émane de l’IA, comme on évaluerait la fiabilité d’une source journalistique.

Sur le plan éthique et juridique, nous devons établir des garde-fous : une traçabilité claire des contenus générés, des régulations contre les usages manipulateurs, et une réflexion approfondie sur la propriété intellectuelle et la responsabilité. Il s’agit de maintenir l’humain dans la production — non pas comme un simple opérateur, mais comme le décideur ultime, le détenteur du sens et des valeurs.

L’illusion qui nous révèle à nous-mêmes

En faisant face à une machine capable de singer si parfaitement l’intelligence, nous sommes contraints de nous interroger sur l’essence de la nôtre. Qu’est-ce qui, en nous, résiste à la simulation ? Qu’est-ce qui demeure lorsque l’on a reproduit la logique, la créativité formelle et l’éloquence ?

La réponse se situe au niveau de la conscience, mais aussi de la vulnérabilité, la capacité à aimer, à souffrir et à donner un sens à notre existence finie. L’IA, en simulant la pensée montre que la nôtre est bien plus qu’un traitement de l’information : elle est un phénomène existentiel.

Le destin de l’humanité face à l’IA reste à déterminer. Il oscille entre deux pôles : d’un côté, un asservissement à une logique artificielle qui nous rendrait passifs, dépendants et intellectuellement atrophiés ; de l’autre, une élévation vers un savoir augmenté, une créativité libérée des contingences techniques et une compréhension du monde décuplée. Le chemin que nous prendrons dépendra de notre capacité à rester des êtres de questionnement, à cultiver notre esprit critique et à affirmer, face à la machine, la souveraine et irréductible singularité de la pensée humaine consciente. L’IA est un test de notre maturité cognitive et éthique en tant qu’espèce, mais aussi au niveau individuel. C’est la perspective Sartrienne ultime : choisissons-nous d’utiliser l’IA uniquement comme un serviteur, ou faisons-nous le choix de nous faire asservir par notre propre création ?

Un monde hybride

Le futur sera probablement plus nuancé qu’une opposition binaire. L’IA ne sera ni purement servante, ni totalement souveraine : elle constituera un enchevêtrement complexe de dépendances réciproques. Nous assisterons sans doute à une co-évolution où certains domaines verront l’IA comme simple outil, notamment dans le calcul scientifique, tandis que d’autres domaines révéleront une dépendance structurelle : l’IA sera souveraine dans les décisions algorithmiques qui régissent les marchés financiers ou les flux d’information.

Mais ces relations ne seront pas uniformes. Certains individus, par vigilance ou discipline, maintiendront leur autonomie intellectuelle. D’autres, inconsciemment, cèderont progressivement leur capacité critique. La société risque donc de se fragmenter entre ceux qui utilisent l’IA comme amplificateur cognitif et ceux qui s’y dissolvent.

Pour aller plus loin

  • Daniel C. Dennett, La Conscience expliquée, Odile Jacob
  • John Richard Searle, La redécouverte de l’esprit, nrf
  • Thomas Nagel, Qu’est-ce que ça fait d’être une chauve-souris ?: Et autres questions sur la subjectivité dans la nature, Agone
  • Henri Bergson, L’évolution créatrice (Edition critique), puf
  • Aristote, Éthique de Nicomaque, GF
  • Yves Citton, Médiarchie, Seuil
  • Eric Sadin, L’intelligence artificielle ou l’enjeu du siècle: Anatomie d’un antihumanisme radical,
  • Elena Pasquinelli, Mon cerveau, ce héros: Mythes et réalité, Le pommier
  • Byung-Chul Han, Psychopolitique: Le néolibéralisme et les nouvelles techniques de pouvoir, Circé
  • Michel Desmurget, La fabrique du crétin digital : Les dangers des écrans pour nos enfants, Seuil
  • Hans Jonas, Le principe de responsabilité : Une éthique pour la civilisation technologique, Champs
  • Jacques Ellul, La technique, ou, L’enjeu du siècle, Economica
  • Walter Benjamin, L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique,
  • Nicolas Bourriaud, Inclusions: Esthétique du capitalocène, puf
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